Apprentissage transfrontalier

Les qualifications constituent la monnaie principale des Européens sur le marché du travail. Or afin d'utiliser correctement cette monnaie, la value des différentes devises doit être comparable, et les capacités des citoyens – acquises de diverses manières – documentées. Les instruments européens d'enseignement et de formation professionnels promeuvent et répondent à ces exigences.  

Rendre l'apprentissage transparent d'un pays à l'autre

 

Afin de comprendre et faire comprendre les qualifications dans tout cadre de mobilité transnationale d'apprenants et de travailleurs, le Cadre européen des certifications (CEC) a été mis en place. Le CEC permet aux demandeurs d'emploi, aux recruteurs et aux organismes d'EFP d'appréhender le niveau de qualification d'un individu titulaire d'une qualification (étrangère) donnée. Cela permet non seulement de comparer une qualification étrangère avec une qualification locale connue, mais également d'avoir des renseignements précieux sur les capacités que le titulaire d'une qualification/un certificat devrait posséder, notamment en termes des responsabilités qu'il pourra assumer et de son niveau d'autonomie. Le CEC contribue ainsi à la transparence transnationale de l'apprentissage, en ce qui concerne les qualifications/ certificats formels, dans le cadre de la mobilité des apprenants et des travailleurs.

 

Reconnaissance de l'apprentissage transfrontalier

 

Les travailleurs et les apprenants développent leurs capacités dans des cadres et conditions très divers, en dehors de leurs parcours professionnels et d'apprentissage individuels.

  • Les apprenants choisissent de réaliser une partie de leur formation à l'étranger afin de renforcer leurs compétences à la fois professionnelles et sociales/interculturelles.
  • Les travailleurs possèdent plusieurs années d'expérience qui vont bien au-delà des qualifications ou certificats acquis au début de leur parcours professionnel.
  • Les travailleurs et les apprenants peuvent s'engager sur de nouvelles voies, mais conservent des capacités et expériences précieuses.
  • Les travailleurs arrivant dans un nouveau pays avec des qualifications ou certificats de leur pays origine espèrent obtenir la reconnaissance (formelle) de leurs qualifications.

 

Il n'y a que quelques cas qui font appel à la reconnaissance de l'apprentissage transfrontalier (c'est-à-dire de frontières politiques, sectorielles ou institutionnelles). Le Système européen de crédits pour l'enseignement et la formation professionnels (ECVET) compte faciliter l'assemblage de ces différents éléments.

  

Le projet Proa a permis de visualiser en l'espace de 3 minutes comment l'apprentissage transfrontalier entend travailler avec ECVET:

Video source: proa project (http://youtu.be/xG8TuNRfGTs)

Plus d'informations sur l'apprentissage transfrontalier

Pour en savoir plus sur l'apprentissage transfrontalier, rendez-vous sur l'espace utilisateurs euVETsupport

European education policy – what are its aims and what does it entail?

 

Dans le cadre de la stratégie Europe 2010 et Europe 2020, la Commission européenne (CE) a appelé de ses vœux une économie intelligente, durable et intégrée, tout en fixant comme objectif de faire de l’Europe l’espace économique le plus compétitif et dynamique au monde. La politique de l’éducation constitue un moyen important d'atteindre cet objectif – il faut faire plus pour permettre aux jeunes d’intégrer le marché du travail, et aux travailleurs âgés d’y rester le plus longtemps possible – grâce à un processus de qualification bien organisé et qui intervient tout au long de la vie.  

 

Comparaison au lieu d’harmonisation 

 

Quel est le degré d’unification de la politique européenne de l’éducation et jusqu'où veut-on aller ? Quelles devraient être les prérogatives de la CE en matière d’élaboration de la politique de l’éducation générale et professionnelle des États membres ? Officiellement, le domaine de l’éducation relève toujours de la compétence des États membres individuels, même si ceux-ci ont convenu d’accroître la coopération dans ce domaine à travers la « méthode ouverte de coordination ».  

 

L’on ne sait que trop peu sur les outils que propose l’UE pour accroître la transparence   

 

C’est dans ce contexte que l’enseignement et la formation professionnels (EFP) en Europe deviennent plus « européens » – accompagnés d’instruments et de concepts dont beaucoup d’Européens ont entendu parler mais que peu connaissent et comprennent réellement : le Cadre Européen des Certifications (CEC), le Système européen de crédits d'apprentissages pour l'enseignement et la formation professionnels (ECVET), Europass, les principes européens communs pour l'identification et la validation de l'éducation et de la formation non formelles et informelles (parfois connu sous le nom d’apprentissage antérieur), le Cadre européen de référence pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation professionnels (CERAQ) … Il ne s’agit pas d’expliquer en profondeur tous ces concepts et mécanismes. Ils partagent tous l’objectif d’atteindre un niveau plus élevé de transparence et de comparabilité entre les systèmes individuels de qualifications des États membres, ainsi qu’entre les qualifications elles-mêmes, afin de favoriser chez les travailleurs et les apprenants les opportunités de voyager non seulement entre différents États, mais aussi entre différents (sous-)systèmes d’éducation.   

 

Transfert d’acquis d’apprentissage d’un pays à l’autre grâce aux systèmes de crédit   

 

En 2009, la CE a recommandé aux Etats membres de mettre en place un cadre commun pour l’assurance de la qualité dans l’enseignement et la formation (CERAQ), ainsi que le système européen de crédits pour l'enseignement et la formation professionnels (ECVET). ECVET a pour objectif de permettre le transfert d’acquis d’apprentissage (éléments d’une qualification) dans le cadre de l’enseignement professionnel, en s’inspirant de l’exemple du système européen de transfert de crédits (ECTS), qui s’applique d’ores et déjà dans les systèmes d’enseignement supérieur à travers l’Europe. La différence entre ECVET et ECTS est que, alors que ce dernier s’appuie sur les intrants d'apprentissage (durée du processus), ECVET se base sur les acquis (résultats du processus). Très peu de pays européens ont une expérience avec les systèmes de crédit dans le cadre de l’EFP. Les Etats membres réalisent donc à présent des projets pilotes et des tests d’envergure, ainsi que d’autres initiatives, pour voir si et comment un tel système pourrait s’appliquer.   

 

Le CEC – un mécanisme de traduction de qualifications 

 

La recommandation relative au Cadre européen de certifications a été adoptée en 2008. Les États membres individuels ont depuis lors initié, voire finalisé, le processus d’établissement de Cadres national de certifications (CNC). Le CEC est un cadre européen de référence qui permet de comparer les différents systèmes de qualifications des États membres. Il a vocation à servir de mécanisme de traduction pour clarifier la nature et la valeur des qualifications acquises dans différents systèmes d’éducation. Le CEC s’articule autour de 8 niveaux hiérarchiques comprenant les 3 dimensions « connaissances », « savoir-faire » et « compétences ».  

 

L'objectif initial était l'élaboration par les Etats membres individuels, avant 2010, de leur propre CNC, lié au CEC. A partir de 2012, tout certificat (justificatif de qualification) doit comporter une référence au niveau CEC pertinent. La plupart des pays n'ont pas su respecter ce calendrier ambitieux Si la majorité des Etats membres ont à présent adopté un cadre national des certifications, le processus de développement n'a toujours pas été mené à bien dans tous les pays.

 

Parmi le public, le processus d'élaboration et de référencement des cadres des certifications a attiré peu d'attention. L'impact et les avantages qui accompagnent le développement de cadres des certifications à l'échelle européenne ne sont pas encore clairement identifiés. Idéalement, ces dispositifs faciliteraient la compréhension et la comparaison de qualifications étrangères. Néanmoins, il faudrait pour cela un degré élevé de confiance mutuelle à l'égard des cadres des certifications respectifs et en le processus de référencement.